Jean Charles Marie Isidore de Bourbon et Bragance, comte de Montizón, fut prétendant au trône de la dynastie carliste sous le nom de Jean III, et prétendant légitimiste au trône français sous le nom de Jean III de France et Navarre, fils de Charles Marie Isidore et de l’infante Marie-Françoise de Bragance. En 1833, il partit avec son père au Portugal et en 1834, en Angleterre. Il se maria en février 1847 avec l’archiduchesse Béatrice d’Autriche-Este et vécurent à Modène jusqu’à la révolution de 1848, avant de s’établir à Londres.
À l’exil il se rapprocha des positions libérales, ce qui causa l’affrontement avec sa propre famille. Cependant, à l’occasion de l’épisode de La Rápita, lorsque son frère abdiqua, il assuma la succession de la dynastie carliste et devint prétendant, mais avec très peu de soutien. De fait, la veuve de son père, Marie-Thérèse de Bragance, prit la direction de la famille pour le déposséder de la légitimité carliste, en proclamant, dans sa lettre aux Espagnols de 1868, Charles, le fils de Jean, roi légitime, lequel devint prétendant sous le nom de Charles VII.
Jean abdiqua en 1868 pour soutenir son fils dans la seconde guerre Carliste, à laquelle il participa également. En 1883, il devint l’héritier au trône de France après la mort du comte de Chambord. Il mourut à Brighton (Angleterre) le 21 novembre 1887. Sa dépouille mortelle repose à la cathédrale de Trieste (Italia).